1. Avant le musée

Des érudits locaux sont à l’origine de la création du musée. La commune du Grand-Pressigny n’est pas la zone la plus riche en vestiges mais le lieu de résidence des amateurs passionnés qui découvrent, à la fin du 19e siècle, les premiers témoins des ateliers de taille néolithiques. C’est donc tout naturellement qu’ils rêvent d’un musée dans ce village.

Le docteur Auguste Léveillé (1805-1880), première personne à s’intéresser à la nature et à la date des vestiges découverts au Grand-Pressigny.
Le polissoir de Moizay, dit polissoir Léveillé, est le premier découvert au Grand-Pressigny.

En 1883, la découverte d’un dépôt de plus cent lames aux Ayez, à Barrou, témoigne pour la première fois de l’activité des ateliers et du savoir-faire des tailleurs du Néolithique.

En 1910, le congrès Préhistorique de France réunit à Tours la fine fleur des archéologues français qui viennent en excursion au Grand-Pressigny.
2. Le musée dans la mairie, 1922
Le premier musée ouvre, en 1922, dans les locaux de la mairie. Il y restera jusqu’en 1955 malgré les efforts de beaucoup pour investir le château. Les collections, qui donnent lieu à la publication de catalogues, sont rapidement classées « Monuments historiques ».
Une association des amis du musée est créée pour gérer ces collections placées sous la responsabilité d’un conservateur.
Le docteur Edmond Chaumier (1853-1931) est à la source des premiers aménagements du musée.
L’association des Amis du Musée Préhistorique du Grand-Pressigny est créée le 26 juin 1935.


En octobre 1922, le musée installé dans la mairie et confié à la vigilance de Jacques-Marie Rougé, écrivain folkloriste féru de préhistoire.
Un énorme polissoir conquiert le château, la pierre Birette.
3. Le musée enfin au château, 1955

L’installation du musée dans le château se fait par étapes : fabrication des vitrines en 1952, accès public aux collections provisoirement installées au rez-de-chaussée de la galerie Renaissance, aménagement de la galerie haute, inauguration en 1955.
la présentation des collections dans la galerie Renaissance.
4. Le musée prend un coup de jeune, 1991

Au début des années 90, le musée se transforme : plus pédagogique, il s’ouvre aux découvertes récentes. Mais seule la première phase d’un projet plus ambitieux est menée à terme.
Les vitrines de présentation, hautes et larges, jouent sur la diversité des volumes.
5. Un nouveau musée hors du château ?
La rénovation de 1991 n’était que le premier volet d’un projet plus large. Rapidement, la perspective de consacrer le rez-de-chaussée de la galerie Renaissance à l’extension de la présentation muséographique cède le pas à un nouveau projet.
La création d’un musée souterrain, extérieur au château donne lieu à des esquisses architecturales qui ne rencontrent pas l’adhésion de la puissance publique. Ambitieux et onéreux, ce projet était aussi quelque peu irréaliste.
Son abandon plonge les Pressignois dans le désarroi et font douter de l’émergence possible d’un grand musée.
6. Le musée aujourd’hui
L’idée d’un nouveau musée n’est jamais abandonnée, même si sa mise en œuvre s’avère difficile.



Fouilles préventives et travaux de terrassements se côtoient, dans l’inconfort et l’urgence. | | Restaurer le décor mural et doter la galerie haute d’un parquet. |
Fin 2004, l’État apporte un soutien appuyé à la relance du projet et dès 2005 une équipe est recrutée, associant architecte, muséographe et conservateur.
Les difficultés de la conduite d’un grand chantier en zone rurale, dans un monument historique et avec l’ambition de conquérir de nouveaux espaces dans le château entraîne une fermeture au public pendant trois ans.

Aménager les caves Renaissance pour y installer des salles d’exposition.

Concevoir une nouvelle muséographie.
Pour vous accueillir aujourd’hui : une aventure exaltante.